La France commande 12 Rafale pour son armée de l'Air
La France commande 12 Rafale pour son armée de l'Air
Ces appareils viendront remplacer ceux vendus d'occasion à la Grèce.
L'armée de l'air et de l'espace n'aura pas attendu longtemps pour obtenir le remplacement de ses 12 Rafale récents vendus à la Grèce lundi dernier, dans le cadre d'un contrat portant sur 18 avions de combat (dont 6 neufs). Et le ministère des Armées aura tenu sa promesse d'aller vite. « Je vous annonce la commande de 12 avions de combat Rafale pour la France au profit de l'armée de l'air et de l'espace », a déclaré Florence Parly, la ministre des Armées, vendredi 29 janvier, depuis le site d'Argonay (Haute-Savoie).
« Le joyau de nos armées »
Ce dernier n'a pas été choisi au hasard. C'est une usine stratégique où, depuis 1963, Dassault Aviation* conçoit, développe et maintient les commandes de vol, véritable système nerveux des avions de combat français, mais aussi des jets d'affaires Falcon. « Dassault Aviation est le seul constructeur au monde à équiper ses avions de systèmes de commande de vol “maison”. C'est une pépite dont nous espérons faire bénéficier l'avion de combat du futur (dans le cadre du Scaf, système aérien de combat du futur, NDLR) », explique Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation.
Pour l'heure, la France veut « maintenir la capacité de ses armées au meilleur niveau ». Cela, alors que le Rafale, qualifié par Florence Parly de « joyau de nos armées », est pleinement engagé sur les théâtres d'opérations extérieures. L'avion « a encore effectué cette semaine 18 sorties aériennes et deux frappes sur le théâtre irako-syrien », précise la ministre. Avec le contrat grec, les 28 Rafale à livrer afin de solder la tranche 4 de la commande nationale, « cette nouvelle commande permettra d'assurer la pérennité du plan de charge de Dassault Aviation et de ses sous-traitants jusqu'à la fin de l'année 2025 », ajoute la ministre.
Le constructeur livrera en effet 40 Rafale à la Grèce et à la France entre 2023 et 2025. « Cette nouvelle commande stabilise la cadence de production un peu au-dessus d'un Rafale par mois alors qu'elle est en train de baisser en raison de la fin des livraisons à nos clients export », explique Éric Trappier. Sans les nouveaux contrats grecs et français, « la cadence allait vers zéro, car nous avions un “trou” de charge en 2025 », ajoute le PDG.
D'ici à 2023, le constructeur espère signer la tranche 5 de la commande nationale, qui est en préparation. Elle prévoit la livraison aux forces de 30 avions de combat à partir de 2027. Ce nouveau contrat est le bienvenu pour l'écosystème Rafale, composé de Dassault Aviation, Thales et Safran, et de près de 500 PME, réparties sur tout le territoire, qui travaillent sur le programme. « Une cadence d'un Rafale par mois, cela représente 7 000 emplois », rappelle Florence Parly.
Dans un contexte de crise, il est « essentiel de gagner des contrats à l'exportation, car notre industrie de défense marche sur deux jambes : la défense de notre pays et la défense de notre économie, souligne-t-elle. Pour que la première fonctionne, il est vital que la seconde soit robuste. » À ce titre, le contrat grec est « historique » puisque pour la première fois un pays européen, de surcroît membre de l'Otan, a acheté le Rafale. Florence Parly n'a qu'un souhait pour 2021, qu'elle « soit bel et bien l'année du Rafale ».
Cette année, la Suisse et la Finlande, où l'avion de combat français est en lice, doivent choisir quel appareil équipera leurs forces. Et d'autres prospects sont prometteurs, notamment en Indonésie.
Nhận xét
Đăng nhận xét